
La Confédération Syndicale des Familles (La CSF) dénonce avec la plus grande fermeté la nouvelle proposition de loi déposée par le sénateur Laurent Duplomb visant à réintroduire deux insecticides de la famille des néonicotinoïdes – l’acétamipride et le flupyradifurone – pourtant interdits en France en raison de leurs effets dévastateurs sur la biodiversité et leurs risques pour la santé humaine.
Quelques mois seulement après la censure partielle de la première « loi Duplomb » par le Conseil constitutionnel, qui a clairement rappelé que le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé fait partie des principes constitutionnels, le sénateur persiste dans une fuite en avant qui menace gravement les intérêts des familles et de la collectivité.
Santé publique, environnement, droit des familles : rien ne justifie un tel recul
La CSF rappelle que les pesticides visés sont toxiques pour les insectes pollinisateurs essentiels à l’alimentation, et que certains de ces produits phytosanitaires présentent des risques pour la santé, en particulier chez les enfants, Opposer santé publique et « souveraineté alimentaire » est une fausse alternative. La véritable souveraineté repose sur des modèles agricoles durables, des accompagnements vers l’agroécologie et une juste rémunération des agriculteurs, pas sur une dépendance accrue aux produits chimiques.

La CSF appelle les parlementaires à la responsabilité
À l’heure où les familles sont confrontées à une inflation du coût de l’alimentation et à une crise environnementale
majeure, il est inacceptable que le débat politique sacrifie la santé collective à des intérêts agricoles corporatistes.
La CSF demande solennellement :
● le rejet de cette proposition de loi,
● l’ouverture d’un vrai débat sur les alternatives aux pesticides,
● et un engagement politique fort pour protéger les droits des familles à une alimentation saine et à un
environnement non toxique.
La santé des enfants, la protection de l’environnement et les droits des familles ne sont pas négociables.
➡ Signer la pétition : https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-5103