Additifs alimentaires : quand l’agroalimentaire met (encore …) en danger la santé publique!

Deux nouvelles études scientifiques confirment un lien alarmant entre la consommation de conservateurs alimentaires, largement présents dans les produits ultra-transformés, et une augmentation du risque de cancer et de diabète de type 2.

Des travaux menés par l’Inserm, l’INRAE, l’Université Sorbonne Paris Nord, l’Université Paris Cité et le Cnam, à partir des données de plus de 100 000 participants de la cohorte NutriNet-Santé, montrent qu’une exposition élevée aux additifs conservateurs est associée à des risques accrus pour la santé.

  • Étude publiée dans The BMJ :

Les chercheurs montrent que plus on consomme d’aliments industriels contenant des conservateurs, plus le risque de développer un cancer augmente. Certains conservateurs très courants, utilisés notamment dans les plats préparés, les charcuteries ou les produits transformés, sont associés à des hausses importantes du risque de cancer, en particulier du cancer du sein et de la prostate.

  • Étude publiée dans Nature Communications :

Les résultats indiquent que les personnes qui consomment le plus d’aliments contenant des conservateurs ont beaucoup plus de risques de développer un diabète de type 2. Le risque est nettement plus élevé chez celles et ceux qui mangent régulièrement des produits ultra-transformés, riches en additifs utilisés pour prolonger leur durée de conservation.

Ces travaux, les premiers au monde à établir de telles associations à grande échelle, confirment ce que les associations de consommateurs dénoncent depuis des années : les produits ultra-transformés exposent les familles à des risques sanitaires évitables.

La CSF dénonce une inertie politique inacceptable

Alors que ces additifs sont omniprésents dans les aliments industriels, les intérêts économiques de l’agroalimentaire continuent de primer sur la santé publique. Cette situation est d’autant plus injuste qu’elle touche en priorité les ménages modestes, plus exposés aux produits ultra-transformés pour des raisons de prix et d’accessibilité.

La CSF exige :

  • une réévaluation urgente de la réglementation européenne sur les additifs alimentaires,
  • la réduction drastique des conservateurs dans les produits de grande consommation,
  • une information claire et loyale des consommateurs,
  • des politiques publiques favorisant l’accès à des aliments frais, peu transformés et abordables.

La santé des familles ne peut plus être la variable d’ajustement d’un modèle agroalimentaire industriel hors de contrôle.

Sources :

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Antoine Tirot
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