
Le 25 octobre prochain, nous passerons à l’heure d’hiver, ce qui signifie que nous reculerons nos horloges d’une heure. Un changement d’heure qui n’est pas si anodin pour le rythme des enfants. Comment les préparer au mieux ?
Dans la nuit du 24 au 25 octobre 2026, à 2h du matin il sera 3h ; nous gagnerons donc une heure de sommeil. Le passage à l’heure d’hiver est souvent plus facile à vivre. Pour autant ce changement est susceptible de perturber le sommeil des plus jeunes.
En effet, le corps s’habitue à un rythme pendant tout un semestre et le changement d’heure contraint l’organisme à modifier son fonctionnement.
Quels sont les effets du changement d’heure ?
Avec ce léger décalage horaire, les enfants peuvent subir des perturbations du sommeil, entraînant des troubles de l’humeur ainsi que des problèmes de concentration. Cela peut se faire sentir dans leur comportement ou leurs performances scolaires.
Il s’agit d’effets secondaires, le temps que le métabolisme se réajuste (ce qui prend environ 7 jours). Il est néanmoins possible de s’adapter en amont pour aborder cette transition plus sereinement.
Comment préparer les enfants ?

Pour limiter les effets délétères de ce décalage horaire, l’idéal est de l’anticiper quelques jours avant. Les heures de coucher et de repas peuvent être avancées de 5 à 10 minutes chaque jour la semaine qui précède. A noter toutefois que cette stratégie n’est pas efficace chez tous les enfants. Certains continuerons à se lever au même moment tous les jours, indépendamment du changement d’heure.
Pour les plus grand (à partir de 6 ans), cela peut-être l’occasion d’apprendre à lire l’heure et à se repérer dans le temps. Un apprentissage qui les aidera à mieux appréhender ces changements. Des outils permettent d’accompagner parents et enfants dans ce processus, comme l’horloge pédagogique du site canadien d’aide aux devoirs « Alloprof ».
En revanche, dans tous les cas, il est nécessaire de maintenir une bonne routine de coucher pour faciliter l’endormissement :
- réduire la lumière (quitte à utiliser des rideaux occultants) ;
- diminuer le bruit ;
- éteindre les écrans une heure avant le coucher ;
- favoriser les activités relaxante (comme de la lecture) ;
- rester attentif aux signes de fatigue de l’enfant et adapter son heure de coucher en conséquence.
Eviter les compléments alimentaires à base de mélatonine
La mélatonine est une hormone sécrétée naturellement la nuit et qui joue un rôle clé dans l’endormissement. Afin d’aider leurs enfants souffrant de troubles du sommeil, de plus en plus de parents leur donnent des compléments alimentaires à base de mélatonine. Pourtant, cette pratique est déconseillée par les autorités sanitaires qui ne la recommandent pas chez l’enfant en dehors d’un cadre médical strict.
En France, la commercialisation de compléments alimentaires contenant moins de 2 mg de mélatonine par jour est autorisée. Deux allégations de santé sont reconnues : « atténue les effets du décalage horaire » à partir de 0,5 mg et « réduit le temps d’endormissement » à partir de 1 mg. Ces compléments existent sous forme de spray ou de gummies (bonbon gélifié) et ne sont pas considérés comme des médicaments.
Or, dès 2018, l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire) déconseillait la consommation de mélatonine chez l’enfant et l’adolescent, en raison des incertitudes quant à ses effets sur d’autres hormones et du risque d’interférence avec le développement pendant l’adolescence.
Par ailleurs, des effets endocriniens à plus long terme restent incertains. Mieux vaut donc s’en passer ! En cas de troubles du sommeil qui ne seraient résolus par des mesures d’hygiène de vie, il est conseillé de consulter un professionnel de santé.
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