Les températures records en France et en Alsace révèlent l’ampleur de la précarité énergétique et des logements bouilloires. Si un rapport de la fondation pour le logement rappelle qu’un logement sur deux ne protège pas des fortes chaleurs et peut se transformer en véritable bouilloire, le phénomène de la canicule démontre également de fortes inégalités entre les habitants.
Les locataires des passoires thermiques exposés en été comme en hiver :
La situation rappelle d’abord que les locataires vivant des immeubles non réhabilités, avec des Diagnostics de Performance Energétique (DPE) en G ou F subissent les températures hautes et basses du fait du manque d’isolation thermique. Cela concerne des logements sociaux dans l’attente de la programmation d’une réhabilitation thermique, comme des logements privés avec des propriétaire indélicats.
Des logements non adaptés au confort d’été, les logements bouilloires :
Selon la Fondation pour le logement, plus de 40 % des logements ne sont pas pleinement équipés de volets, qui sont pourtant indispensables pour empêcher la surchauffe. Cela révèle l’inadaptation des logements, particulièrement en Alsace, aux très fortes température d’été. Dans le contexte de réchauffement climatique, la prise en compte de nouvelles normes face à la chaleur est vitale pour les locataires ! Ces équipements (volet, ventilation etc..) doivent être pris en charge par les bailleurs et non les locataires.
Les habitants des quartiers populaires sont en première ligne pour plusieurs raisons :
- Les espaces en pied d’immeuble sont peu végétalisés et les matériaux utilisés notamment pour les aires de jeu les rendent inutilisables ;
- Les logements sont plus petits et souvent pas traversant, parfois sans balcon ;
- Ils sont plus vulnérables car plus précaires et plus exposés aux problèmes de santé.